Dresse-toi

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Dans « Dresse-toi » nous interrogeons le public sur les concepts d’hyper hiérarchisation et de minorisation.
Dans la métaphore des trois transformation de Nietzsche, nous sommes à cette période charnière où le chameau qui disait “je dois” se change en lion qui grogne “je veux”, nous militons pour l’avènement de l’enfant qui dit “je joue”.
Dans ce spectacle en plus de 2 chevaux de traits et 2 chevaux de selle (2 étalons, 1 jument et 1 hongre) sont présents 4 humains : une dresseuse voltigeuse, une fakir-contorsionniste, un danseur acrobate et un comédien performeur.
Organisé en trois mouvements, il traite des minorités par le biais de cette minorité majoritaire qu’est la femme. Il est une poursuite du travail entamé dans “Salopette” (création 2017), il en est la soeur, pensé pour la rue et teinté de cette urgence sécuritaire dont la pression se fait ressentir constamment.

Le premier mouvement aborde la vulnérabilité que nous croyons être une force tandis que notre société la dévalue en faiblesse. Ce sont les chevaux qui nous ont appris cette leçon, à savoir que le lâcher-prise permet un rapport non hiérarchisant, une collaboration, une synérgie.
Le deuxième mouvement évoque la femme par le tabou du sang menstruel, culturellement caché et jugé sale.
Le troisième mouvement s’empare des limites imposées aux femmes par une société patriarcale, des lieux qui leur sont inaccessibles, des métiers interdits.

Contées et dirigées par un Mr loyal séducteur et abusif, les interprètes féminines, sont à la fois victimes et bourreaux, à la fois tendres et violentes, à la fois lisses et rugueuses.
Nos 4 chevaux sont des reflets, des médiateurs, des truchements qui permettent aux personnages d’évoluer.
Dans notre scénographie nous symbolisons l’enfermement, la claustration et la dangerosité de franchir les frontières (littérales ou non) par des clôtures électriques. En fond de scène, notre camion auquel sont attachés les chevaux, présents pendant toute la durée du spectacle. Cette scénographie vivante et aléatoire, montre des êtres qui font fi du regard. Nous mettons en exerge les oppositions par des contrastes de couleurs et de lumière. La création sonore amène aussi cette part d’animalité. En effet, Tatiana va travailler à partir de texture sonores capturées auprès des chevaux, dans leur habitat naturel : sons de mastication, bruits de sabots, bruits organiques, chuintements du vent dans les herbes…
C’est un spectacle qui remet en question quelques tabous sociétaux, où Yann Ecauvre nous fait l’amitié de nous guider dans l’ouvrage par son regard bienveillant.

2018 l’année de « Dresse-toi »

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Le début de l’année sera marqué par ces quelques jours à Saint-Agil (lieu du Cheptel Aleïkoum) qui nous aurons permis d’avoir pleins d’idées et d’organiser les résidence à venir:
– en février chez nous
– en mars à Saint-Agil dans le chapiteau du Cheptel
– en avril (re) chez nous
– en mai à Maxéville chez Michto
– en juin à Châlons-en-Champagne à Furies en amont du festival FuriesDSC01072DSC01074

Un vieux texte que j’aime toujours autant… (merci à Laurence Bougault pour la correction)

On raconte qu’à l’aube des temps, les humains possédaient quatre jambes, quatre bras et deux sexes.
On raconte que provoquant le courroux des dieux, ils furent châtiés de la plus horrible façon, leurs corps furent coupés en deux et jetés de part et d’autre de l’horizon.
On raconte encore que l’amour, n’est que cette quête éperdue de cette moitié nécessaire.

Quelle foutaise, regardez-moi (se dépréciant), je suis parfait, de la tête à la queue, je possède la grâce des nuages, l’éclat des étoiles et la vigueur du vent.
Je suis digne d’amour (il n’y croit pas), je suis l’amour…
Étincelant reflet de vos désirs inconscients, j’arpente les terres de votre mémoire tel un souffle chimérique. Et je n’ai nul besoin d’approbation, je me gausse de vos diktats, je suis l’alpha et l’oméga. Je suis l’étalon ultime.IMG_9247
J’entends des gloussements, ah vous vous moquez, petites poussières d’étoiles disséminées dans le vide, électrons libres en rupture de spin, âme sœur en recherche d’un frère. Ce rire n’est que l’aveu de votre défaite dans cette quête perdue d’avance, finalement, le miroir de votre âme vous échappera toujours, les bras tendus dans le vide en attente d’un enlacement hypothétique, vous vous épuiserez sans doute, jusqu’à ce que vos os redevenus poussières se fondent à nouveau dans le grand tout.
Moi, moi j’ai accepté mon exception, ma solitude, ma rareté, je suis unique… Je vis dans un temps qui vous est inaccessible, un instant éternel. Je n’ai pas besoin de futur car je me suis trouvé, je n’ai nul désir, nul projet, je me contente d’être, éclairant par ma superbe vos pâles vies d’insectes fouisseurs, grattant de leurs ongles sales un substrat d’émotions banales, je me suis élevé au dessus de la fange, tel un astre omnipotent, je vous aveugle sans doute de ma perfection.
Je n’ai nul passé car mon dialogue interne se poursuit depuis l’aube des temps, qu’importe le souvenir quand on porte en son ventre l’éternité faite une. Je suis le temps, je ne change pas, je ne vieillis pas, je ne meurs pas, je suis l’immobile, le parfait, le froid, la mort…
Vous ne riez plus à présent, pire vous froncez les sourcils, je suis désolée, je ne voulais pas vous blesser, je suis désolée…
J’oublie parfois votre fragilité, je suis parfois si éloignée du monde, que je vous dessine à l’aune de mon être. Que je suis distraite et maladroite, je perds l’habitude… J’aurais pu engendrer un monde, je crois, je porte en moi des éons d’aria et des nuées d’illusions, j’aurais pu être une bonne mère… Je vous aurais tenu dans mes bras, nid d’intimité, je vous aurais bercé dans mon ventre tenu au secret et à l’abri des douleurs, des froids et des terreurs. Je vous aurais nourris du miel de ma chair, du lait de mes regards, je vous aurais élevés jusqu’au sommet de mon être et tout insignifiant que vous êtes, vous seriez devenus mes égaux, j’aurais peuplé l’univers de géants.
Vous me touchez dans votre faiblesse, vous faites vibrez en moi cette corde sensible, qui fait fondre mon âme et se lover mon cœur.
Je semble parfois inaccessible mais je vous vois, je vous sens, vous tremblez ? Est-ce de désarroi, est-ce d’adoration ? Je vous fascine, n’est-ce pas…
Mais n’ayez crainte, je suis indulgente, j’ai conscience de ma perfection, j’ai conscience de ma grandeur, je ne souhaite pas vous faire de l’ombre, je veux vous éclairer au contraire.
Non, ne vous prosternez pas, restez droits petits hommes, votre verticalité n’est en aucun cas une injure à ma perfection, je vous accepte petits bipèdes bondissants, vous m’amusez dans votre appétit de vitesse et d’efficacité, vous me distrayez par vos efforts, votre quête éperdue de l’autre, votre frénésie de vie, vos joies, vos plaisirs sont si simples et si complexes à la fois.
Parfois, de ma tour d’ivoire, je vous envie, vous semblez tellement pleins d’appétits de désirs, vos vies sont brèves comme des feux de joies, mais elles pétillent de la plus charmante façon. Je ne suis pas sûre de la leçon, suis-je l’acteur ou le public ?
Avez-vous été créés pour égayer mon quotidien ou suis-je là pour vous servir de modèle ?
Êtes-vous le cauchemar ou suis-je le phantasme ?
Sabrina Sow

Pfffiou… les spectacles se succèdent et ne se ressemblent pas…

Après une riche semaine au Festival Pouet X du Cheptel Aleikoum et une participation surprise au cabaret X, nous préparons activement le spectacle de dimanche 24 pour la fête de la voie verte à CormatinDSC00333
Ainsi que notre spectacle d’ouverture du festival : Tango, Swing et Bretelles à Montceau-les-Mines.

Cela nous fera très plaisir de vous voir lors de l’une ou l’autre (ou les deux) de ces occasions

Nous cherchons deux résidences d’ici à juin

Nous sommes sur le festival à Aurillac pour trouver deux résidences , afin de peaufiner la version rue, dont la première sera présenter à Furies 2018 (juin)…

Salopette est un spectacle avec 4 chevaux et trois humains (dont une contorsionniste) traitant de la pression sociale et de la place des minorités, en particulier la place des femmes…

Appelez-nous au 06 22 67 92 68

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Aurillac, nous voilà

Nous y sommes, aux Marmiers avec le collectif du Cirque Inextremiste, mais surtout avec notre incroyable Babouchka, pour présenter trois déambulations: au centre ville.drapeau

Bleu : Liberté ou la servitude volontaire
Nous avons voulu travailler sur le concept d’enfermement de claustration au travers d’une image choc, celle de l’esclavage et de l’addiction à la consommation

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Blanc : Égalité ou les animaux de boucherie
Ici c’est le traitement du corps qui est mis en avant par un parallèle entre les animaux d’élevage devenu monstrueux pour satisfaire nos besoins d’humains et les femmes refaites, couturées, élaborées par la chirurgie esthétique
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Rouge : sororité ou la règle
Combat contre le tabou des menstruations
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La première c’était super ! On vous attends pour les suivantes

Pour cette année, on avait envie de vous inviter chez nous, dans notre petit paradis… Alors, en toute simplicité, sans artifices ni électricité, avec un musicien génial et des chevaux envoûtés par la musique, nous vous conviions à venir partager un morceau de bonheur… Tous les samedis à 19h30 et les dimanches à 17h de juillet (excepté la semaine du 22 et 23 juillet) et cela jusqu’au 20 août, venez avec nous « Démêler les chevaux »

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Le spectacle de l’été commencera le 8 juillet

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Avec Morton Potash ou parfois avec des musiciens invités, nous vous invitons à partager un petit bout de notre existence. Dans le cadre idyllique dans lequel, nous vivons, au coeur des trente-six hectares qu’occupent nos chevaux, sous un chapiteau ouvert aux brises estivales. Pendant une heure de spectacle, nous vous dévoilons l’intimité de notre quotidien, en prise directe avec la terre et les animaux.

6 chevaux artistes, vous présenterons leur disciplines favorites du plus vieux (24 ans) au plus jeune (qui est encore à naître), nous montons un spectacle pour eux et avec eux.

Nous aurons aussi une buvette garnie de bière belges du BrusselsBeerProject, nous voulons vivre un moment d’échange avec vous, alors venez nombreux…

Tous les samedis à 19h30 et tous les dimanches à 17h du 8 juillet au 20 août ( excepté le we du 22 et 23 juillet) , 1h de spectacle tous publics, PAF 6€ (pour les – de 12ans), 12€ (pour les séniors, juniors (jusqu’à 18 ans)  et les gens qui ont du mal à payer) et 15€ (plein tarif).

plus d’infos et réservation au 06 22 67 92 68